Édito

Pour cet édito, deux points importants qui concernent la formation si nécessaire des enseignants au cinéma comme art et l’accompagnement des projets d’éducation artistique au cinéma.

– Pour enrichir l’état des lieux mené sur Collège au cinéma, Les enfants de cinéma ont invité les coordinations d’Île-de-France à un temps de réflexion avec son Conseil d’administration autour des films « difficiles ».
Les échanges ont notamment porté sur l’importance de l’accompagnement – à la fois des enseignants et des élèves – qui permettent d’aborder sereinement tous les films, qu’ils soient particuliers dans leur forme ou dans les sujets abordés. Mais la formation des enseignants, essentielle dans le cadre des dispositifs, nécessite des moyens humains et financiers et un soutien des différents partenaires engagés dans les dispositifs.

– Sur les 18h d’animation pédagogique et de formation continue centrées sur la lecture, l’écriture et les mathématiques exclusivement.
La lettre très directive que l’Éducation nationale a adressé à ses cadres (recteurs, inspecteurs) nous inquiète au plus haut point et nous questionne à l’heure où le gouvernement affiche le souhait de toucher 100% des élèves par des actions d’éducation artistique et culturelle.
Pourtant, nous savons que bon nombre de cadres de l’Éducation nationale soutiennent le projet d’éducation artistique au cinéma École et cinéma depuis de longues années. La lecture et l’écriture sont liées, et supposent, particulièrement pour la lecture, la compréhension aussi bien du texte que de l’image. Sans formation, le projet se dénature et s’étiole.

Il nous faut donc œuvrer ensemble pour une éducation artistique forte et réaffirmée, qui accorde une vraie place à la formation !

Eugène Andréanszky, Les enfants de cinéma

 
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